J’ai adhéré à l’ADMD parce que je pense que la liberté de chacun dans ses choix ethniques est une composante essentielle de la dignité humaine et un préalable au bien vivre ensemble. 

Le bien vivre ensemble...
Danièle Mayer

J'ai 84 ans, je suis française chrétienne et baptisée, lorsque j'aurai perdu mon autonomie je refuse d'aller en EHPAD ou en soins palliatifs. Je demande une loi dans mon pays la France pour mourir dans la dignité et bénéficier du suicide assisté. Je remercie l'ADMD.

Je suis chrétienne...
Michèle Lebrun

Mourir dans la dignité correspond à une valeur fondamentale, celle d une liberté absolue de décider soi même de pouvoir mettre fin à sa vie lorsque la situation l'exige. C'est à l'individu de décider en conscience. La société a le devoir de garantir ce droit.

 

Une valeur fondamentale...
Alain bentaha

Je viens d'adhérer à l'AMD car j'ai bientôt 78 ans et je sais que j'entre dans une zone où la maladie grave peut frapper à tout moment. Je sais aussi que je m'approche du grand âge et de sa déchéance.
Je connais le serment d'Hippocrate et respecte la volonté des médecins de soigner et soulager les souffrances. Je considère également que les soins palliatifs doivent être développés un peu partout en France.
J'estime cependant que c'est à l'homme, la femme elle-même de décider de sa fin de vie, tant qu'il ou elle est en pleine possession de ses moyens intellectuels, et avec l'accord de ses proches. Malade ou atteinte par le grand âge et sa déchéance je désire pouvoir faire un choix en toute légalité. Merci à l'AMD de mener ce combat pour nous tous et toutes.

Merci à l'AMD de mener ce combat...
Marina Weill

Mon père est décédé des suites d'un cancer. Sa fin de vie a été très douloureuse malgré des pseudo soins palliatifs mis en place à domicile et notre impuissance à pouvoir l'accompagner comme nous l'aurions souhaité. Je me suis jurée pour moi et mes proches de ne jamais vivre cela.

La fin de vie de mon père a été douloureuse...
Hélène Le Roux

Je ne suis pas ni catholique, ni juive, pas plus qu'une autre religion donc je n'ai pas a suivre leurs règles. Les seuls et uniques décisions sur ma mort ont mes parents et moi même. Mes parents sont morts et donc je suis seule pour prendre la décision.

Je suis seule pour prendre la décision...
Anna Zerkowski Katarzyna

Je vais avoir 67 ans. Mes parents et ma grand-mère maternelle sont décédés de maladies neuro-dégénératives ; je les ai vus décliner peu à peu jusqu'à sombrer. Une amie très proche, que j'ai accompagnée, est décédée d'un cancer du côlon et a refusé la chimiothérapie. Il est clair qu'à un moment donné, tous ont souhaité partir, mettre fin aux douleurs physiques et morales, quitter un état plus ou moins végétatif pour s'en aller tranquillement.

Pour moi-même, j'y pensais depuis longtemps. Il a fallu une intervention chirurgicale pour que je me décide à adhérer à l'ADMD. Avant tout, je ne veux surtout pas imposer ma souffrance à mes proches. Nous n'avons pas à la leur faire endosser, la situation d'aidant est déjà suffisamment lourde sans cela. Inutile également de grever encore plus le déficit de la sécurité sociale et les budgets des mutuelles et plus encore de leurs adhérents.
Il faut savoir partir au bon moment, pouvoir le choisir lorsque l'on considère que l'on a bien vécu et que l'on n'a plus grand chose à partager, se donner le droit de rester digne et serein en étant encore capable de dire au revoir à ceux que l'on aime, se laisser le droit de décider.
Et si les circonstances ne nous en rendent pas capables, il faut que nos choix aient été rédigés et connus pour savoir mettre un point final à notre histoire.

Chaque humain devrait tendre à rendre sa vie légère et lumineuse pour ses proches. Alors permettons à chacun de ne pas rendre sa mort lourde et sombre.

Le droit de rester digne...
Christine Delcourt

Je souhaite décider de mon vivant et en pleine conscience de ce qu’il adviendra de mon corps dans l’éventualité où un jour un choix devra être fait.
C’est mon assurance contre l’acharnement thérapeutique, pour une fin de vie digne et le cas échéant une assistance pour mourir.
Ce choix ne sera pas celui de mon épouse ou de mes enfants. C’est le mien ! En toute Liberté ! 

Ce sera mon choix !
Christian Massé

J’ai adhéré à l’Admd en même temps que mes parents, Monique et Daniel, gravement malades, âgés et dépendants, qui avaient réunis leurs dernières forces pour mener un combat pour le droit à mourir. Pour eux, il s’agissait d’une liberté fondamentale que de disposer de sa vie et donc de sa mort. Ils ont été obligés de se rendre à l’étranger pour voir aboutir leurs souhaits. Je les ai accompagnés tout au long de leur calvaire médical en France et dans leur démarche en Suisse. Ils étaient sains d’esprit et auraient de toutes façons mis fin à leur jours de la pire des manières s’ils n’avaient pas été pris en charge. Ils étaient rayonnants et avaient démontré tout au long de leur difficile vie qu’ils tenaient la vie en haute estime et connaissaient la valeur de ce bien précieux. Mais quand une vie ne peut être vécue alors elle doit pouvoir s’arrêter si on le souhaite. Parce que mes parents auraient dû avoir le droit de mourir chez eux et dans leur pays, je continue d’adhérer. 

Mes parents auraient dû avoir le droit de mourir chez eux...
Dominique

J'ai adhéré à l'ADMD lorsque l'on m'a découvert une tumeur cancéreuse au foie. Au cas où l'on me proposerai des traitements avec des effets secondaires trop lourds, et une espérance de vie très limitée je refuserai. Et pour ne pas partir dans une souffrance trop grande et une dégradation physique je souhaiterai le suicide assisté. Ayant toujours considéré que mon corps m'appartenait et que moi seule avait le droit de décider ce que je considère comme bon pour moi, je défends l'idée de mourir dans la dignité... Voilà mes arguments. Puissent ils servir cette juste cause.

 

Je défends l'idée de mourir dans la dignité...
Amélie Prévost

J’ai adhéré à l’association ADMD pour avoir le choix de mourir dans la dignité après la triste et douloureuse fin de vie de mon père hémiplégique et aphasique à 95 ans suite à un AVC. On nous a refusé la sédation profonde malgré ses directives anticipées claires et il est parti après 6 semaines de souffrance, rétention aiguë d’urines, sub occlusion intestinale notamment.
Bref non merci pour moi... 

On nous a refusé la sédation profonde...
Aude Dulioust

Médecin hospitalier, je n’ai jamais supporté l’acharnement thérapeutique, et mon métier m’a permis d’aider des patients à ne plus souffrir. J’espère que la nouvelle loi va simplifier la tâche des soignants.

Une nouvelle loi pour simplifier la tâche des soignants...
Jean-Marcel Michel

J'adhère à l'Admd car je trouve que la fin de vie est parfois difficile à supporter et de voir ses proches lutter tous les jours en implorant de "partir"... et d'être impuissante. Je n'envisage pas cette fin de vie pour moi non plus.Il faudrait vraiment que la loi change afin de ne pas envisager de se déplacer en Belgique, Suisse ou ailleurs où l'assistance à la fin de vie est opérationnelle et légale.

Voilà pour l'essentiel. Merci à vous de lutter pour qu'un jour la France adopté cette loi.

La loi sur la fin de vie doit changer !
Claire Abello

Fin de vie décente.
Fin de vie respectueuse de mon désir de partir dignement. 
Fin de vie permettant à ma famille de vivre sereinement mon départ souhaité....

Ma fin de vie...
Monique Célérier

Je suis à un âge avancé et je voudrais avoir la possibilité de mourir sereinement et dans de bonnes conditions. J’ai des amis qui sont partis dans d’autres pays pour réaliser cette fin de vie… ce serait quand même mieux si on pouvait rester chez soi... 

Pouvoir mourir sereinement...
Annie Chazottes

Un regard fixe qui voulait tout dire, oui je savais combien cette souffrance qui te rongeait de l'intérieur était inimaginable, mais hélas tu n'étais plus en l'état de décider et aucune consigne tu n'avais donné. Quatre années se sont passées, mais moi j'avais déjà pris ma décision. Je ne veux pas subir et faire subir, alors oui j'ai pris ma carte de l'ADMD et j'en suis fière. 

Cette souffrance qui te rongeait de l'intérieur...
Patricia Paille

Ma mère est morte à 96 ans après 1 mois de soins palliatifs sans hydratation... Auparavant, elle nous avait demandé de mettre fin à sa vie ; nous n'avons jamais pu... Ma compagne vient de décéder d'un cancer du pancréas... sa fin fût douloureuse pour elle et moi.

Je veux pouvoir décider des conditions de la fin de ma vie. 

Fin de vie : le droit de décider...
Frédérique Després

J'ai essayé de vivre dignement dans le respect des autres et des lois. Qu'on me donne le droit de disposer de ma fin de vie comme je l'entends.
Qui mieux que moi pour savoir comment je veux (ou pas) finir mes derniers jours ? Certainement pas des politiciens ! Ni personne d'autres d'ailleurs. Laissez-moi rester digne jusqu'au bout.
Finissons-en avec cette hypocrisie qui me dénie le droit à disposer de moi-même.

Le droit de disposer de ma fin de vie...
Françoise Alberola

J'ai adhéré à l'ADMD parce que j'ai assisté impuissante à la fin longue et douloureuse de mon époux qui demandait de partir.

 

L'agonie de mon époux...
Kiki Sintes Vadillo

J'ai assisté deux fois des membres de ma famille (ma mère et mon épouse) à leur fin de vie prise en charge par les infirmières et médecins d'un hôpital public. Ce fut très long pour ma mère (presque une semaine) et moins long pour mon épouse. Ce fut un véritable calvaire car finalement leur décès est dû au manque de nourriture et à la soif. Calvaire pour elles-même si elle ne semblait plus conscientes, calvaire pour moi de voir partir l'être aimé de cette manière !
D'autres solutions sont possibles !

Fin de vie : le calvaire de la loi française...
Jean-Marc Autem

Tout d'abord de vous dire que je suis belge mais habitant en France depuis 30 ans. Mon frère Paul est décédé en 2015 suite à la maladie de Charcot. Il venait de fêter ses soixante ans à peine.

Il a bénéficié de l'assistance à mourir, puisque qu'en Belgique les médecins sont empathiques face à la douleur physique et morale, non seulement du patient mais aussi de leur entourage. Mon frère est parti entouré de sa famille proche et dans la paix. Si un jour, il devait m'arriver quelque chose de grave, il est clair que je me tournerai vers la Belgique pour y finir ma vie.

Mon frère a bénéficié de l'assistance à mourir...
Anne Sonmereyn

Lorsque j'ai découvert "Mourir dans la Dignité", j'ai été intéressée et lis toujours avec intérêt vos publications
Un jour, il était question des Directives anticipées, et j'ai téléphoné. Rapidement mon interlocutrice et moi en sommes venues  à ce sujet , et avons constaté que ce que j'avais exprimé correspondait aux conseils que vous donnez.
De plus, je vous félicite et vous remercie de votre "combat" pour faire respecter et reconnaitre le souhait de chacun, même s'il ne correspond pas à ce que j'exprime pour ma propre mort.

Je vous félicite et vous remercie de votre "combat" pour faire respecter et reconnaitre le souhait de chacun...
Jacqueline Flamant

Je souhaite pouvoir donner MON avis pour MA fin de vie
J'ai été aide soignante et si vous n'avez pas la très grande chance d'être en soin palliatif, dans de bonnes conditions, et bien, la fin de vie peut-être un supplice, une souffrance physique et morale, alors, NON, pas pour moi, la vie c'est le respect, la bienveillance.
Je respecte le choix de chacun, pour moi vivre indéfiniment, dans la douleur physique et morale, c'est manquer d'humanité. 
J'ai accompagné mon chien, mon chat, j'ai fait le mieux pour respecter, leur vie, mais pas faire vivre la souffrance.

Je respecte le choix de chacun...
Jacqueline Brun

Dans mon métier de médecin, j'ai rencontré des situations de patients qui ont posé la question d'une aide à mourir.

 L'anesthésie profonde a permis, chez des patients en toute fin de vie, de clore un chemin de souffrances malgré les soins palliatifs.

Le problème de maladies dégénératives neurologiques est différent. Invalidantes, elles ne privent pas le patient de sa conscience et c'est un chemin de croix qui est subi. Plusieurs patients ont fait le choix d'une aide  à mourir  en Suisse et en Belgique en présence de leurs proche familles dans des conditions de grande humanité mais au prix de  plus dix mille euros à chaque fois.

Les soins palliatifs sont  indispensables et peuvent aider  la fin de vie de la plupart des patients mais il y a des situations particulières  où ces soins ne suffisent pas.

Le projet de loi porté par monsieur Falorni doit être voté. C'est une mesure d'humanité.

Aimer c'est, parfois, aider à mourir.

C'est une mesure d'humanité !
Docteur Alain Thomas

Vivant avec un cancer métastatique du rein depuis vingt ans, j'ai connais l'issue qui m'attend.

J'ai subi sept opérations chirurgicales, comprenant l'ablation de la thyroïde, affectée par une tumeur cancéreuse. J'ai participé à une recherche thérapeutique au CHU de Bordeaux, et je suis depuis deux ans une chimiothérapie par voie orale.

Je ne souhaite pas aller au delà du supportable, même si ma vie actuelle est presque normale... Je souhaite surtout mourir sans souffrance et dans la dignité, et, si possible choisir le moment de mon départ.

Je vous remercie pour votre travail et vous apporte mon entier soutien.

Je vous remercie pour votre travail et vous apporte mon entier soutien...
Philippe Banlier