J'ai été opérée d'une tumeur sur la pelle épinière dernièrement car je m'acheminais vers une paralysie et je suis seule. J'ai aussitôt adhéré à l'ADMD car j'estime que tout le monde a le droit de choisir ce qu'il peut ou pas envisager de vivre !
La mort bien sûr fait partie de la vie, nous naissons et nous mourons c'est dans l'ordre des chose. Toute notre vie est faite de choix que nous souhaitons faire ou que l'on nous impose, ceci nous l'acceptons.
Mais quant il s'agit de notre santé, quand il n'existe que la souffrance ou la déchéance physique ou intellectuelle,qu'il ne nous reste comme perspective que l'enfermement en nous mêmes, que nous ne sommes plus dans la vie dans le partage, l'échange, qu'il ne nous reste que la douleur du jour qui commence qui sera un nouveau calvaire pour nous et notre entourage, laissez nous le choix de décider en toute conscience de ce que nous voulons.
Je suis veuve, avec un fils handicapé, je ne veux pas lui faire vivre ce qui est invivable.
Je suis favorable au droit de mourir dans la dignité, la fin de vie de ma maman : sourde et malvoyante, sous contention dans son fauteuil, souffrant beaucoup, elle n’avait plus envie de cette vie qui n’avait plus de sens pour elle ; ceci n'a pas été entendu ; assez impuissante (manque de soignants) l'Ehpad l'a envoyée en psychiatrie à Fontan à Lille où elle est décédée après avoir été jetée sur le sol avec son fauteuil, par un malade très dangereux hospitalisé dans le même service, et laissé régulièrement sans surveillance au milieu d'autres malades également à surveiller ... les compte-rendus disent d'elle : aucun problème avec cette malade, "ne gêne pas le service..." Je suis SEP et atteinte d'autres maux, je veux décider du moment de mon départ.
J’ai décidé de m’inscrire à l’ADMD suite à ma carrière professionnelle en Suisse, où le droit à mourir dans la dignité est une évidence.
J'ai adhéré à l'ADMD parce que j'ai trop vu de membres de ma famille ou d'amis terminer leur vie dans la souffrance physique et morale à la suite de maladies incurables que des médecins consciencieux s'obstinaient à vouloir soigner sans tenir compte ni de l'avis du patient ni de celui de son entourage.
Chacun doit avoir le droit de choisir les modalités et le moment de sa mort.
La vie appartient à celle où à celui qui la vit...
De tout temps ayant toujours voulue la liberté dans multiples choix personnel, dont celui-ci. Après une carrière, dans le médical, voyant d'année en année la dégradation de la prise en charge de nos patients et surtout résidents en ehpad, je suis plus que révoltée. Depuis plus d'un an, je suis adhérente à l'ADMD, assiste à des réunions "cafés mortels" me renseignant dans d'autres pays concernant l'euthanasie, je vais continuer de me battre afin que ( en espérant au plus tôt ) les personnes désirant puissent avoir le droit d'avoir une fin digne.
Je suis prête à me suicider si j'en ai la possibilité ou alors le faire avant de ne plus être en capacité, le moment venu. Si d'ici là, la loi n'est pas votée. Continuons de nous battre pour y arriver. Je suis dans le respect de ceux qui sont contre, mais que tout simplement chacun puisse faire son propre choix. Chaque bataille ne se règle pas immédiatement, mais celle-ci dure depuis trop longtemps.
Adhésion à l'ADMD motivée par le peu de réaction des élus, légistes et juristes. La liberté est une chose précieuse et le droit de disposer de sa vie et de son corps ne peut être bafoué que par l'autoritarisme débridé. Le seul choix qui nous reste est de nous rassembler pour défendre cette liberté. Que des précautions soient prises vis à vis de tiers, je l'accepte, mais pas à l'encontre de la personne qui demande à mourir. Aujourd'hui la menace de restriction de liberté pèse sur notre société à tous les niveaux : le serment d'Hippocrate a bon dos, la religion également. La loi sur l'avortement est passée pourquoi pas celle sur sa fin de vie choisie.
Porteuse d’un anévrisme sylvien inopérable qui croit sans cesse… la probabilité d’une rupture hémorragique est très grande. Celle-ci affectera les fonctions du langage et une séquelle attendue sera une aphasie de broca et une altération des fonctions cognitives au point de nommer une démence.
J’ai 64 ans (un AVC per Interventionel m’ayant rendue handicapée par les suites d’une hémiplégie gauche) je refuse d’être placée en EHPAD, handicapée par une hémiplégie droite et une altération cérébrale définitive, à attendre que la fin survienne, emmurée dans une solitude que je refuse d’imaginer.
J’ai pris mes dispositions et avertis mes enfants qui m’ont vue me battre pendant quatre ans pour récupérer ce qui pouvait l’être… Ils ont cette sagesse d’accueillir ma décision en comprenant que le parcours vécu à 50 ans fut suffisamment long, douloureux et pénible pour ne pas souhaiter que j’ai à l’accomplir une autre fois.
Le monde sait qu'à partir du moment où nous sommes sur cette terre nous sommes tous des condamnés à mort. Alors est-ce trop demander que de vouloir mourir dignement, calmement, et pourquoi pas joyeusement ...
J’ai adhéré à l’ADMD parce que je pense que la liberté de chacun dans ses choix ethniques est une composante essentielle de la dignité humaine et un préalable au bien vivre ensemble.
J'ai 84 ans, je suis française chrétienne et baptisée, lorsque j'aurai perdu mon autonomie je refuse d'aller en EHPAD ou en soins palliatifs. Je demande une loi dans mon pays la France pour mourir dans la dignité et bénéficier du suicide assisté. Je remercie l'ADMD.
Mourir dans la dignité correspond à une valeur fondamentale, celle d une liberté absolue de décider soi même de pouvoir mettre fin à sa vie lorsque la situation l'exige. C'est à l'individu de décider en conscience. La société a le devoir de garantir ce droit.
Je viens d'adhérer à l'AMD car j'ai bientôt 78 ans et je sais que j'entre dans une zone où la maladie grave peut frapper à tout moment. Je sais aussi que je m'approche du grand âge et de sa déchéance.
Je connais le serment d'Hippocrate et respecte la volonté des médecins de soigner et soulager les souffrances. Je considère également que les soins palliatifs doivent être développés un peu partout en France.
J'estime cependant que c'est à l'homme, la femme elle-même de décider de sa fin de vie, tant qu'il ou elle est en pleine possession de ses moyens intellectuels, et avec l'accord de ses proches. Malade ou atteinte par le grand âge et sa déchéance je désire pouvoir faire un choix en toute légalité. Merci à l'AMD de mener ce combat pour nous tous et toutes.
Mon père est décédé des suites d'un cancer. Sa fin de vie a été très douloureuse malgré des pseudo soins palliatifs mis en place à domicile et notre impuissance à pouvoir l'accompagner comme nous l'aurions souhaité. Je me suis jurée pour moi et mes proches de ne jamais vivre cela.
Je ne suis pas ni catholique, ni juive, pas plus qu'une autre religion donc je n'ai pas a suivre leurs règles. Les seuls et uniques décisions sur ma mort ont mes parents et moi même. Mes parents sont morts et donc je suis seule pour prendre la décision.
Je vais avoir 67 ans. Mes parents et ma grand-mère maternelle sont décédés de maladies neuro-dégénératives ; je les ai vus décliner peu à peu jusqu'à sombrer. Une amie très proche, que j'ai accompagnée, est décédée d'un cancer du côlon et a refusé la chimiothérapie. Il est clair qu'à un moment donné, tous ont souhaité partir, mettre fin aux douleurs physiques et morales, quitter un état plus ou moins végétatif pour s'en aller tranquillement.
Pour moi-même, j'y pensais depuis longtemps. Il a fallu une intervention chirurgicale pour que je me décide à adhérer à l'ADMD. Avant tout, je ne veux surtout pas imposer ma souffrance à mes proches. Nous n'avons pas à la leur faire endosser, la situation d'aidant est déjà suffisamment lourde sans cela. Inutile également de grever encore plus le déficit de la sécurité sociale et les budgets des mutuelles et plus encore de leurs adhérents.
Il faut savoir partir au bon moment, pouvoir le choisir lorsque l'on considère que l'on a bien vécu et que l'on n'a plus grand chose à partager, se donner le droit de rester digne et serein en étant encore capable de dire au revoir à ceux que l'on aime, se laisser le droit de décider.
Et si les circonstances ne nous en rendent pas capables, il faut que nos choix aient été rédigés et connus pour savoir mettre un point final à notre histoire.
Chaque humain devrait tendre à rendre sa vie légère et lumineuse pour ses proches. Alors permettons à chacun de ne pas rendre sa mort lourde et sombre.
Je souhaite décider de mon vivant et en pleine conscience de ce qu’il adviendra de mon corps dans l’éventualité où un jour un choix devra être fait.
C’est mon assurance contre l’acharnement thérapeutique, pour une fin de vie digne et le cas échéant une assistance pour mourir.
Ce choix ne sera pas celui de mon épouse ou de mes enfants. C’est le mien ! En toute Liberté !
J’ai adhéré à l’Admd en même temps que mes parents, Monique et Daniel, gravement malades, âgés et dépendants, qui avaient réunis leurs dernières forces pour mener un combat pour le droit à mourir. Pour eux, il s’agissait d’une liberté fondamentale que de disposer de sa vie et donc de sa mort. Ils ont été obligés de se rendre à l’étranger pour voir aboutir leurs souhaits. Je les ai accompagnés tout au long de leur calvaire médical en France et dans leur démarche en Suisse. Ils étaient sains d’esprit et auraient de toutes façons mis fin à leur jours de la pire des manières s’ils n’avaient pas été pris en charge. Ils étaient rayonnants et avaient démontré tout au long de leur difficile vie qu’ils tenaient la vie en haute estime et connaissaient la valeur de ce bien précieux. Mais quand une vie ne peut être vécue alors elle doit pouvoir s’arrêter si on le souhaite. Parce que mes parents auraient dû avoir le droit de mourir chez eux et dans leur pays, je continue d’adhérer.
J'ai adhéré à l'ADMD lorsque l'on m'a découvert une tumeur cancéreuse au foie. Au cas où l'on me proposerai des traitements avec des effets secondaires trop lourds, et une espérance de vie très limitée je refuserai. Et pour ne pas partir dans une souffrance trop grande et une dégradation physique je souhaiterai le suicide assisté. Ayant toujours considéré que mon corps m'appartenait et que moi seule avait le droit de décider ce que je considère comme bon pour moi, je défends l'idée de mourir dans la dignité... Voilà mes arguments. Puissent ils servir cette juste cause.
J’ai adhéré à l’association ADMD pour avoir le choix de mourir dans la dignité après la triste et douloureuse fin de vie de mon père hémiplégique et aphasique à 95 ans suite à un AVC. On nous a refusé la sédation profonde malgré ses directives anticipées claires et il est parti après 6 semaines de souffrance, rétention aiguë d’urines, sub occlusion intestinale notamment.
Bref non merci pour moi...
Médecin hospitalier, je n’ai jamais supporté l’acharnement thérapeutique, et mon métier m’a permis d’aider des patients à ne plus souffrir. J’espère que la nouvelle loi va simplifier la tâche des soignants.
J'adhère à l'Admd car je trouve que la fin de vie est parfois difficile à supporter et de voir ses proches lutter tous les jours en implorant de "partir"... et d'être impuissante. Je n'envisage pas cette fin de vie pour moi non plus.Il faudrait vraiment que la loi change afin de ne pas envisager de se déplacer en Belgique, Suisse ou ailleurs où l'assistance à la fin de vie est opérationnelle et légale.
Voilà pour l'essentiel. Merci à vous de lutter pour qu'un jour la France adopté cette loi.
Fin de vie décente.
Fin de vie respectueuse de mon désir de partir dignement.
Fin de vie permettant à ma famille de vivre sereinement mon départ souhaité....
Je suis à un âge avancé et je voudrais avoir la possibilité de mourir sereinement et dans de bonnes conditions. J’ai des amis qui sont partis dans d’autres pays pour réaliser cette fin de vie… ce serait quand même mieux si on pouvait rester chez soi...
Un regard fixe qui voulait tout dire, oui je savais combien cette souffrance qui te rongeait de l'intérieur était inimaginable, mais hélas tu n'étais plus en l'état de décider et aucune consigne tu n'avais donné. Quatre années se sont passées, mais moi j'avais déjà pris ma décision. Je ne veux pas subir et faire subir, alors oui j'ai pris ma carte de l'ADMD et j'en suis fière.

