Fin de vie : "J’ai vu l’agonie de ma mère, j’espère vraiment que la loi va évoluer."
J’ai vu l’agonie de ma mère qui avait une maladie dégénérescente. J’ai vu le poids, outre la douleur des proches, de la culpabilité que l’on ressent de ne pouvoir aider, soulager, les êtres que l’on aime. J’ai été témoin de l’attitude fermée du corps médical qui se réfugiait derrière la loi Leonetti qui, si elle présente une avancée, est très en dessous des attentes des malades en fin de vie.
Je ne veux absolument pas imposer cela à mon fils le jour où il sera temps pour moi de partir. J’aimerais pouvoir le faire sans douleur et éviter d’avoir à me déplacer en Belgique ou en Suisse, je suis athée je ne crois pas en Dieu, et je n’accepte pas que des croyants m’imposent leur vision des choses. J’ai survécu à deux cancers, j’ignore quelles seront les conditions de ma fin de vie, mais j’espère vraiment que la loi aura évolué et qu’elle puisse nous permettre de partir dans la sérénité et la dignité.
Michel Bonetto

