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Aide à mourir : 85% des Français soutiennent sa légalisation et attendent une application effective

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Publié le
2 novembre 2026
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À l’occasion de la Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) appelle à rendre pleinement effectif le droit à l’aide à mourir et annonce la création du Centre d’études pluridisciplinaires sur l’aide à mourir (CEPAM).

Selon une enquête Ifop menée auprès de 1 004 Français, 85 % considèrent le droit à l’aide à mourir comme une bonne chose mais 77 % estiment être insuffisamment informés sur leurs droits en fin de vie. Pour 66 %, mieux informer la population et garantir l’application du droit sur tout le territoire est une priorité. Seuls 13 % ont rédigé leurs directives anticipées.

Pour répondre à ces enjeux, l’ADMD crée le CEPAM, chargé d’étudier les réalités de la fin de vie, de suivre l’application de la loi et d’en analyser les effets. Présidé par le Dr Michèle Lévy-Soussan, médecin spécialiste des soins palliatifs pendant plus de vingt-cinq ans à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et chercheuse en éthique du soin à Sorbonne Université, structuré autour d’un conseil scientifique et d’un collège expérientiel, il réunira des experts et des chercheurs afin d’éclairer le débat public grâce à des travaux rigoureux et indépendants.

La pérennité de ce nouveau droit constitue également un enjeu politique majeur à l’approche de l’élection présidentielle. 53 % des Français ont la crainte que certains candidats pourraient remettre en cause la loi, tandis que 44 % pourraient refuser de voter pour un candidat souhaitant revenir sur ce droit.

 

Chiffres clés du sondage Ifop :

  • 85 % des Français considèrent la loi sur l’aide à mourir comme une bonne chose ;
  • 77 % des Français se disent insuffisamment informés sur leurs droits en fin de vie ;
  • 66 % des Français font de l’information et de l’application du droit une priorité ;
  • 13 % des Français ont rédigé leurs directives anticipées ;
  • 53 % des Français craignent une remise en cause de la loi par certains candidats ;
  • 44 % des Français pourraient refuser de voter pour un candidat souhaitant revenir sur ce droit.
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